Edwige a toujours admiré Dodji, que ce soit en tant que chef ou en tant que garçon. Elle éprouvait même un intérêt romantique.
Au début, même si je vois ce qui intéresse les autres chez Dodji, j'avais du mal à savoir précisément ce qu'Edwige appréciait chez lui.
C'est au tome 4 qu'on commence à voir le pourquoi, et c'est au tome 6 que tout devient clair ! :
Edwige apprécie par-dessus tout le fait que Dodji est un battant, ne se laissant pas maltraiter par les autres ou enfermer (je rappelle qu'à cause de son beau-père qui le battait et l'enfermait, il a une claustrophobie.)
Il est libre, honnête envers lui-même et droit dans ses principes. Et c'est cette force et ce courage qui l'ont séduite, d'une certaine manière.
Concernant Edwige, on a beau ne pas connaître les détails, on voit qu'elle a vécu un genre de violence familiale similaire. Elle le confirme au tome 15 qu'elle a subi la même chose que l'Enfant-Miroir. Malgré cela, elle ne s'est pas abaissée plus bas qu'eux et a tenté de contrôler sa colère de façon "moins" violente.
Le souci, c'est que cette violence la rendait difficilement raisonnable et n'en faisait qu'à sa tête. Il fallait Dodji et Leïla pour la cadrer et avoir une bonne influence. (Apparement, elle frappait les autres enfants du parc pour se défouler).
Leur relation a vraiment débuté lors de la menace de Kévin et sa bande. Elle a pris le risque de subir la même humiliation que lui : être exposé nu et couverts de graffitis. Mais les deux s'en sont sortis par leur entraide.
Puis est venu la route jusqu'au cirque où Dodji a remarqué des cicatrices sur le dos d'Edwige. Un endroit aussi camouflé ne pouvait pas être une simple blessure, mais des coups portés volontairement à cet endroit. (Par un de ses parents, ou les deux. Mais ça laisse comprendre qu'elle a eue un vécu similaire.)
Cela n'empêche que de ce qu'on apprend au cirque, Dodji aimait son beau-père malgré la violence dans son éducation. (Est-ce qu'il était violent que lorsqu'il était ivre ou qu'à certains cas ? Faut voir. A moins que Dodji ait dû vivre en appréciant la seule figure parentale qu'il lui restait, même si c'était une ordure.)
Edwige semble avoir vécu plus dur que lui. Dans sa discussion avec Leïla au tome 15, elle disait que ses problèmes familiaux étaient plus violents que de simples disputes. Et elle n'éprouve, je pense, que du mépris pour sa famille qui lui a infligée de la souffrance toute sa vie (c'est le cas de le dire, vu qu'elle est morte jeune. Peut-être en essayant de fuir ses parents, ou parce qu'ils sont allés plus loin en la battant.)
Les deux ont eue une famille toxique et une enfance difficile, mais on réussit à éviter de se perdre dedans. Même si ils n'ont pas la même façon de gérer leur colère et leurs traumatismes : Edwige peut se défouler sur les objets et les ennemis du groupe pour extérioriser sa colère. Mais Dodji peut devenir violent envers les autres au point de devoir s'éloigner et s'isoler le temps de se calmer. Surtout qu'il n'a vécu que la violence de son beau-père. Il a aussi subi celle des enfants du foyer où il était.
On ne sait pas si Edwige avait des amis ou des gens pour la soutenir, mais Dodji était complètement seul. Ni les enfants ni les adultes l'ont aidé dans sa vie. D'où sa débrouillardise.
Edwige ignore beaucoup de choses sur lui, mais arrive à le voir et l'aimer tel qu'il est. Elle l'encourage toujours et est prête à l'aider en toutes circonstances.
D'ailleurs, Dodji s'est beaucoup attaché à elle aussi. Pas romantiquement (car même si il semble aimer Leïla, il disait aimait les filles qui ne sont pas amoureuses de lui. On fera sûrement la liste du cycle 1 et 2 sur qui il aurait aimé potentiellement avant Leïla)
Encore une fois, on a pas vu sa réaction à la mort d'Edwige. Je sais qu'il y'a l'espoir de "elle peut revenir", mais ça reste horrible. (Je rappelle qu'il était mal après le saut suicide de Charlie. Car il sait à quel point le néant de la mort, même temporaire, peut être traumatisant.)
J'ai hâte de voir son impact sur lui, et surtout Leïla qui doit s'en vouloir de pas l'avoir assez intégré malgré l'amélioration de leur amitié.

